Les ateliers complémentaires de la Maison Umanima

En complément des séances de médiation par l’animal, les personnes participent aux différents ateliers de la Maison Umanima.
Indépendamment des séances de médiation par l’animal avec les intervenants, les personnes ont libre accès aux différents ateliers de la Maison Umanima.
Pour chaque atelier, nous proposons des fiches techniques explicatives de ce qui peut être réalisé en fonction des objectifs de chacun. Les personnes peuvent donc participer à ces ateliers de manière autonome et sécurisée. Nous restons cependant à votre disposition pour vous accompagner dans les ateliers.

zone sud jardin

Le jardin thérapeutique

Sur chaque zone, les végétaux ( légumes, fruits, fleurs / graminées, arbres et arbustes, aromatiques) sont installés à différents niveaux afin d’être accessibles à tous les participants et de permettre différentes stimulations.

Pourquoi un jardin thérapeutique ?

Sur le plan psycho-affectif, cette action de jardiner, favorise:
– l’estime de soi par la compétence à faire pousser (créer), par la responsabilité à prendre soin, à produire, récolter. Dans le cadre du lien intergénérationnel et/ou entre pairs, l’estime de soi se retrouve par le partage du savoir, et de l’expérience.
– le bien-être par le cadre naturel (en extérieur), le calme, l’éveil des sens que dégage un jardin.
un état apaisé, propice à l’attention et à la concentration. Le rythme des saisons apporte un ancrage sécurisant et permet un repérage dans le temps précis, imposé par la nature.

Simultanément, sur le plan cognitif, cette action de jardiner favorise:
– la stimulation de la mémoire en réactivant ses sens et ses connaissances sur des produits du jardin que la personne côtoie depuis la prime-enfance (personnes âgées).
-la préhension d’outils, d’objets, de plantes qui amène à stimuler la praxie tout en ayant une utilisation adaptée de l’objet (la gnosie).
le repérage dans l’espace. La structure et l’organisation du jardin permettra des points de repères notamment visuels.

De la même façon, sur le plan moteur, l’action de jardiner favorise :
– la stimulation motrice de l’ensemble du corps. La forme qui sera donnée aux différents lieux de culture (à hauteur, au sol, à mi-hauteur) sollicitera différentes postures et amplitude des membres inférieurs et supérieurs.
– Le tonus, par les différentes actions à réaliser ( ex: arroser, désherber, semer, planter…), chaque action se fait sur un temps déterminé d’où découle de possibles progressions.
– le maintien et le développement de la dextérité et coordination par le manipulation des  plantes tout en maniant les outils nécessaires à leurs soins.

Le parcours sensoriel

Dès le plus jeune âge, nous communiquons, inter-agissons et ressentons par le biais de nos sens (toucher, vue, odorat, ouïe, goût) ainsi que par la position et les mouvements de notre corps (sensation proprioceptive et vestibulaire).
Les sens sont notre première expérience du monde qui nous entoure et participent à sa compréhension. Chaque sens nous ramène à des souvenirs de nos expériences sensorielles passées, nous permet de réagir de manière adaptée aux situations.
Au sein du parcours sensoriel, les personnes peuvent, par le biais de l’expérimentation de cette sensorialité, participer à différents modules qui permettent de stimuler leurs compétences cognitives, motrices, psycho-affectives, etc. Cela permet d’acquérir ou de retrouver de nouveaux ressentis en lien avec la prise d’autonomie.

Différents objectifs du parcours sensoriel :

D’un point de vue moteur, le parcours sensoriel permet de stimuler :

  • l’équilibre, par les différents supports en lien avec la sensorialité, comme par exemple le parcours pieds-mains. Par l’envie de découvrir les différentes sensations des supports naturels au sol et à hauteur des mains, les personnes maintiennent leur équilibre sur des distances de plus en plus importantes.
  • L’adresse, la coordination occulo-manuelle dans la cadre du module de la rampe sensorielle. Par l’envie de découvrir les différentes sensations des boîtes sensorielles, la personne fait passer une clé autour de la rampe pour ouvrir les boîtes. Ce travail de coordination est motivé par l’envie de découvrir les différents supports sensoriels situés dans les boîtes fermées.

Au niveau cognitif, la personne stimule :

  • le repérage dans l’espace par le biais de différents modules du parcours. Le labyrinthe végétal contient différents éléments repères dissimulés que la personne doit repérer (nichoirs, modules, nids, …) pour trouver la sortie du labyrinthe. C’est l’envie de découvrir les éléments naturels qui permet à la personne de s’ouvrir à son environnement et de se repérer.
  • La mémoire pour le soin apporté aux « arbres remarquables » du parcours. Les différences sensorielles majeures (vue, toucher, odorat) entre ces arbres permet à la personne de se souvenir de leur espèce et de leurs besoins.

Parallèlement, d’un point de vue psycho-affectif, le parcours favorise :

  • l’émotion/l’affect. La personne peut s’accorder un temps au sein de la zone de détente, entourée d’arbres et de buissons dans un environnement protecteur. Ce cadre naturel de végétaux et de point d’eau protégé permet un lâcher-prise et une sensation d’apaisement.
  • L’image de soi. Un atelier collectif autour du partage de connaissances peut être réalisé avec les planchettes sensorielles. Les personnes, d’âges différents, forment une équipe pour découvrir les empreintes d’animaux en relief sur les planchettes. Cette coopération favorise le lien social et l’image de soi par la valorisation des compétences de chacun.

 

zone nord jardin

Le parcours de motricité partagé

Le parcours agility permet aux personnes de partager un moment de plaisir et de complicité avec l’un des animaux-médiateurs d’Umanima, tout en sollicitant différentes compétences motrices (équilibre, coordination oculo-manuelle/ oculo-pédestre, amplitude des mouvements, posture…) cognitives (mémoire, praxie, gnosie, repérage dans l’espace, latéralité…) et psycho-affectives (affirmation de soi, concentration, attention, communication…).

Aptitudes motrices :

  • distance de l’ensemble des parcours
  • éloignement, rapprochement des piquets pour le slalom afin de stimuler la marche, la prise d’informations sur son environnement,  la réactivité et l’anticipation  de la personne par rapport aux changements de direction suscités
  • hauteur des marches adaptables selon le mouvement recherché
  • le degré d’inclinaison des plans inclinés ( passerelle)

Aptitudes cognitives:
Pour solliciter l’orientation dans l’espace, l’utilisation de diamètres différents, de hauteurs, de couleurs  des poteaux / piquets sont mis en place.
Une signalétique numérique des différents agrès seront également des repères environnementaux constituant le parcours.
Mémorisation d’un parcours, en lien avec les suites logiques – évolution croissante  avec un nombre adapté d’ obstacles à réaliser avec le chien
Latéralité, thème pouvant être la composante centrale d’un parcours en utilisant exclusivement des indications directionnelles
Praxie :  organisation du déplacement selon le parcours demandé et la finalité, ( commencer à un point A, finir au Point B en  ayant un impératif de passer par x agrès.

Aptitudes psycho-affectives :

  • réalisation du parcours avec le chien, plaisir du faire ensemble, notion de partage avec l’animal
  • réalisation du parcours en guidant le chien, se responsabiliser par les consignes dites au chien, prise d’assurance et confiance par les interactions avec l’animal médiateur
  • émulation par le groupe, parcours chronométrés, relais de parcours…

Les parcs d’animaux

Au sein de  la maison UMANIMA, les parcs d’animaux sont des espaces dans lesquels les personnes accueillies peuvent partager un temps privilégié avec les animaux présents (moutons, poules, chèvres, ânes, …). C’est autour de la dynamique  du prendre soin que les personnes enrichissent leurs expériences et solliciter leurs compétences. Présent  dans l’environnement familier et naturel de l’animal, la personne par les actions à réaliser éveille ses compétences motrices, cognitives et psycho affectives.( nettoyage des enclos, alimentation, chasse à l’œuf, échanges affectifs…).
Chaque personne a la référence d’un enclos, d’un animal en étant garante de la bonne tenue des animaux, de leurs espaces de vie. A travers cette responsabilisation, la personne endosse un rôle social, sécurisant et protecteur par rapport aux responsabilités qui lui sont données.
Une nurserie aborde en lien avec la notion de prendre soin, la notion du temps. La personne veille à l’évolution progressive des animaux, de leurs transformations. Cet outil aide la personne à se structurer dans le temps en ayant un accompagnement journalier, hebdomadaire de la nurserie. La notion du temps prend sens en observant le rythme de la nature. (Acceptation de l’attente, patience, structuration du temps…)
Des parcours  afin de favoriser le développement des 5 sens sont mis en place
Fait appel également  aux Items connexes : moteur, cognitif, psycho-affectif

  • Parcours odorat (boite à odeur)
  • Parcours audition (boite à cris)
  • Parcours vision (poils, plumes, empreintes)
    (permettre a la personne de positionner les animaux (petits : lapin …) sur un coussin à mémoire de forme)
  • Parcours toucher (poils, plumes)
  • (Parcours goût )
    La personne ou le groupe (coopération/entraide) va/vont devoir se déplacer dans les lieux de vie des animaux pour associer l’odeur, le cri, le pelage, les empreintes de l’animal en question