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Sarthe. Reportage sur les programmes d’Umanima au sein de l’IME Bouloire

Voici une vidéo réalisée par la Fondation Crédit Agricole Anjou Maine qui présente nos programmes de médiation par l’animal au sein de l’IME (Institut Médico Educatif) l’Eveil à Bouloire dans la Sarthe.

 

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Séance intergénérationnelle à la résidence Bel Air à Maure-de-Bretagne

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Cette séance qui se déroule aujourd’hui, fait partie d’un programme de 16 séances pour les personnes âgées. Quatre séances ont déjà eu lieu.

Aujourd’hui, il s’agit d’une séance inter générationnelle. Les enfants du centre multi-accueil « Chorus » de Maure de Bretagne viennent rendre visite à la Maison de retraite.

L’arrivée des participants se fait dans le calme avec Alexandra qui va chercher chaque résident, les enfants arrivent plus tard.

Chaque résident va s’occuper d’un animal :Alexandra organise sa séance de travail : Maria se verra attribuer Joy le chien – Alice, le Cochon d’inde – Jean, le lapin – et Rolande fera une animation avec les fiches représentant des animaux ;

Les résidents prennent ou reprennent connaissance avec les animaux.

Ensuite les enfants arrivent avec leur accompagnantes.

Présentations : les prénoms de chacun, les résidents présentent leurs animaux également.

Maria brosse Joy avec Margot qui a un peu peur, mais réussit à vaincre celle-ci petit à petit…

Alice avec son cochon d’inde fait manger des herbes avec Leila

Jean touche le lapin angora avec Tais, qui trouve qu’il est très doux….

Rolande avec ses fiches représentant des animaux est avec Enzo qui doit reproduire le son de l’animal présenté.

Petit à petit les rires ou les sourires vont apparaître chez les enfants et les résidents, la communication s’installe doucement avec l’aide des animaux. Alexandra passe d’un poste à l’autre, avec délicatesse, sans brusquer chacun. Elle échange les postes de travail avec beaucoup de patience

Le temps de la séance qui va durer une petite heure.

Les enfants ce jour là sont un peu fatigués  et vont repartir tranquillement dans leur crèche.

Mais le but a été atteint : la communication est là : On se dit à bientôt et au revoir.

Patricia et Gérard Gauchon, membres du bureau d’Umanima

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Umanima a participé à l’émission Bretagne Matin de France 3 Bretagne

Nous avons participé à l’émission « Bretagne Matin » de France 3 Bretagne présentée par Valérie Chopin lundi 18 janvier 2016 pour présenter la médiation par l’animal et les méthodologies d’Umanima.

Pour visionner la vidéo, cliquez ci-dessous (intervention d’Emmanuel Doumalin à partir d’1min30).

 

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L’arrivée de Florence Mirande, notre intervenante Umanima pour le département de la Sarthe

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Cela fait maintenant plusieurs semaines que j’ai intégré l’équipe d’UMANIMA.
C’est avec engouement que j’ai souhaité faire partie de l’Equipe et devenir intervenante en médiation par l’animal ; ce dernier est un médiateur aussi extraordinaire par le lien implicite et naturel qui le lie à l’histoire des Hommes, qu’ordinaire  par sa présence dans notre quotidien. 
J’ai été accueillie par une équipe  chez qui je retrouve les valeurs qui m’animent tels que l’altruisme, le plaisir d’être et de partager avec les personnes.
Dans l’effervescence de la découverte   de ce nouveau cadre,  j’y ai également rencontré mon binôme, Falown, une femelle Golden Retriever, avec qui je partage  maintenant mon quotidien.
Nous avons ensemble été formées aux méthodologies d’UMANIMA au siège de l’Association basée à la périphérie de Rennes, à Saint-Gilles.  Cette formation nous a permis de créer un lien singulier, une complicité  et  ainsi de former notre binôme actuel.
Pour ma part, la formation m’a permis d’appréhender et d’approfondir des concepts et des outils d’intervention UMANIMA visant au développement du bien être des personnes à partir de leur compétences et  capacités via le médiateur « animal ».
C’est quelques temps après que César et Jules, deux lapins nains, nous ont rejoints et ont complété l’équipe. Nous avons pris ensemble la route en direction de la Sarthe où nous avons réalisé nos premières séances avec les personnes  résidents dans différents  établissements du département (FAM et centre médical G.Coulon et EHPAD Aujaleu, EHPAD Korian Pontlieue, Mas Heliope, MAS Bouloire, IEM Guitton, foyer de vie Moulin de la Cour…..).
Nous gardons un contact quotidien avec l’Equipe dans cette volonté de répondre au plus près des besoins des personnes par  une approche pluridisciplinaire des situations vécues. 

Florence Mirande, intervenante Umanima
sur le département de la Sarthe
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Petite histoire de la zoothérapie

Petite histoire de la zoothérapie

La révolution industrielle a été un cap important dans nos relations avec l’animal. Avant ce changement, l’animal faisait partie intégrante de notre vie, de nos activités, de nos loisirs.
L’exode rural et le développement de nos villes, nous ont amené à de nouvelles obligations, de logement de rythme, d’activité d’où l’animal a disparu.

Les liens avec les animaux au cours du XXème siècle n’ont cessé de s’amenuiser, en ne conservant plus que la fonction de compagnie.

Nombre de substituts ont été créés pour tenter de pallier à l’absence physique d’un animal dans son environnement proche : les nounours (doudou) pour les enfants, présence réconfortante et confidents complices, les photos, les reportages télévisés…

Nous avons tous eu pendant notre enfance, l’envie de prendre un animal dans nos bras, de le caresser, de jouer avec lui, de lui parler, en sachant que le lien créé était alors sans contrepartie ou jugement de valeur, avec comme seul objectif, l’envie de donner et recevoir de l’affection, de l’amour, en sachant qu’il n’y aura jamais d’altération des liens.

Ces liens affectifs et rassurants ont été utilisés dès le XIXème siècle. Ainsi, durant la guerre de Crimée (1854-1856), Florence Nightingale, fondatrice des techniques infirmières modernes, fût l’une des pionnières dans l’utilisation d’animaux.  Elle gardait à l’hôpital une tortue, car elle avait observé que celle-ci avait la capacité de réconforter les malades et diminuer leur anxiété.

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Au XVIIIème siècle, l’anglais William Tuke (1732-1822), après avoir été outré des conditions de vie des malades mentaux d’un asile d’aliénés de la ville de York, fonda l’institut York Retreat qui ouvrit ses portes en 1796.

Il y redéfinit des concepts d’approche de la maladie mentale sur des principes moraux “de la bonté et de la considération de l’être humain”.

Il confia des lapins et volailles aux patients pour leur entretien journalier. Les malades se sentirent immédiatement responsables de ces animaux, mais aussi d’eux-mêmes. C’était la première fois que les malades mentaux n’étaient plus considérés comme des animaux, mais comme des êtres humains que l’on pouvait responsabiliser et valoriser en utilisant les liens affectifs innés pour les animaux.

En 1937, Freud s’est rendu compte que “les enfants n’ont aucun scrupule à considérer les animaux comme leurs semblables à part entière. Ils se sentent davantage apparentés aux animaux qu’à leurs parents, qui peuvent bien être une énigme pour eux. Dans un premier temps, la ressemblance est du côté de l’animal, la différence du côté de l’adulte”.

En reprenant cette citation, on peut imaginer que les liens tissés durant l’enfance, même s’ils sont rationalisés à l’âge adulte, maintiennent des représentations affectives fortes et importantes pour la stabilité et l’équilibre de chacun.

Le pédopsychiatre Levinson fût le premier à parler, en 1950, du rôle de “catalyseur social” que peut jouer l’animal envers l’homme. Les animaux sont particulièrement importants pour les personnes en situation de fragilité : personnes handicapées physiques et/ou mentales, en situation d’isolement, dépressives, en perte d’autonomie, vieillissantes…

 

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Témoignages

Illustration de nos interventions en milieu carcéral par le témoignage de 2 personnes détenues au Centre Pénitentiaire de Rennes / Vezin-le-Coquet.

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1er témoignage:

« Je suis en prison depuis des mois. J’ai de la chance c’est une prison presque neuve, douche dans la cellule, télé, surveillants pour la plupart relativement humains.
Mais autour de moi, du béton, des grilles, des barbelés. En promenade, les mêmes têtes, les mêmes discussions sur les « exploits » de chacun. Peu à peu, la liberté, celle de l’esprit s’en va aussi. Fini les projets pour après, ils disparaissent dans le brouillard de l’uniformité. Existe-t-il encore un extérieur, une vie où l’on décide soi-même de son avenir? De l’autre côté de ces murs froids, y a-t-il réellement de VRAIS GENS?

Puis, un jour je reviens de mes soins, ah oui! au fait, je suis en plus en fauteuil roulant! Je croise un homme tenant en laisse UN CHIEN!? Je ralentis, hésite, les salue et demande qui ils sont, curieux de ce duo.
C’est Manu et Doug son compagnon à quatre pattes. Sympas, tous les deux! Manu m’explique qu’ils viennent toutes les semaines visiter ceux d’entre nous qui le veulent. Si je le veux? Et comment! Rendez-vous pris pour la semaine prochaine.
Vendredi on frappe à la porte de notre cellule, ce qui en soit est étrange ici, Manu arrive, précédé de Doug.
On se parle, hésitant, c’est dur dans cet endroit où l’on se méfie de tout, puis de plus en plus à l’aise. Doug nous rapproche, facilite le lâcher-prise et cela devient bon et simple. Nous parlons de nous, des beaux projets de Manu. Il est totalement investi dans l’aide, au travers de ses animaux, de ceux qui souffrent dans leur chair, leur esprit ou ceux, comme nous, qui souffrent du manque de liberté, d’odeurs du dehors. Réactivement par le fait, nos envies de dépasser notre faute, de l’accepter, de rendre notre punition utile.
Alors DOUG et MANU, surtout revenez très souvent faire tomber ces murs de béton gris qui nous étouffent et continuez à nous donner l’espoir de revoir notre famille en étant restés des ÊTRES HUMAINS, tout simplement! Merci DOUG, Merci Manu. »

 

2ème témoignage:

« Dans la vie monotone d’un détenu,
Les visites sont toujours très attendues.
Un parloir est chaque fois le bienvenu,
Mais il y a aussi Doug et Manu.

Une semaine sur deux, nous entamons
Une nouvelle conversation
Sur les projets de son association,
Mais aussi de longues évocations
De nos expériences, nos émotions.

Mais c’est sans compter
Sur Doug et sa tranquillité,
Qu’il nous apporte pour un moment,
Sans l’ombre d’un jugement,
Le calme et la tendresse,
Que, sous son poil, on caresse.
La relation est palpable,
Sa présence devient indispensable.

20, 30 minutes et c’est déjà la fin.
On va devoir attendre la visite prochaine,
Dans l’impatience, comme des enfants,
Pour vivre le futur instant,
Avec Doug et Manu. »

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Quand brosser le chien permet de coordonner ses gestes.

Voici une vidéo réalisée dans le cadre d’un programme avec Laurence, une personne avec IMC (Infirmité Motrice Cérébrale) de l’accueil de jour Casa Diaz du Foyer de vie de l’Orgerie à Vern-sur-Seiche (35). 

Cette vidéo illustre comment, par le biais du prendre soin de l’animal, Laurence stimule la gestion et la coordination de ses gestes.

 

Cliquez sur la vidéo pour la lire.

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Quand se pencher vers l’avant pour caresser le chien… facilite les gestes de tous les jours

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Photo réalisée à la Résidence le Chemin Vert à Hédé (35)

Ce programme se déroule au sein d’un EHPAD (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes) de Saint-Malo.

La venue des animaux est attendue par tous les résidents. Spontanément, les regards, les mots, les mains s’orientent vers Lila, le chien-médiateur. Nous avons ainsi rencontré une dame dont la situation nécessite une aide permanente pour les gestes de la vie quotidienne : le repas, l’habillage, les déplacements. Elle a intégré nos séances.

Les séances de médiation par l’animal ont pour but de lui offrir un espace de communication, de détente mais également un temps durant lequel les capacités motrices et posturales sont sollicitées par « le prendre soin » des animaux .

Cette dame a réalisé des caresses par les pieds. Cet atelier, associé au plaisir sensoriel, permet de stimuler le travail postural afin de retrouver l’appui plantaire. Progressivement, poser les pieds à plat sur le chien puis sur le sol est devenu sécurisant.

Pour caresser et apprécier la chaleur du ventre ou la douceur des oreilles, elle a avancé son buste en décollant son dos. La répétition de ces caresses d’avant en arrière a induit la sollicitation des muscles du buste. Tout en caressant le chien, cette dame a renforcé ses abdominaux, ses cuisses…si importants dans le maintien d’une posture.

Actuellement, nous l’accompagnons toujours pour se pencher vers l’avant, mais elle garde son buste avancé sans soutien de notre part et de plus en plus longtemps.

Ces exercices facilitent les gestes du quotidien. Mettre un gilet ou s’installer dans le lève-personne est devenu plus confortable pour cette dame, qui apporte son aide en avançant son buste, comme elle peut le faire pour caresser Lila.

La séance terminée, nous la raccompagnons à son étage pour prendre sa collation avec les autres résidents qui cherchent du regard la gentille chienne Lila.

Yvonnick Marmignon, intervenant Umanima

 

 

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