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L’arrivée de Florence Mirande, notre intervenante Umanima pour le département de la Sarthe

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Cela fait maintenant plusieurs semaines que j’ai intégré l’équipe d’UMANIMA.
C’est avec engouement que j’ai souhaité faire partie de l’Equipe et devenir intervenante en médiation par l’animal ; ce dernier est un médiateur aussi extraordinaire par le lien implicite et naturel qui le lie à l’histoire des Hommes, qu’ordinaire  par sa présence dans notre quotidien. 
J’ai été accueillie par une équipe  chez qui je retrouve les valeurs qui m’animent tels que l’altruisme, le plaisir d’être et de partager avec les personnes.
Dans l’effervescence de la découverte   de ce nouveau cadre,  j’y ai également rencontré mon binôme, Falown, une femelle Golden Retriever, avec qui je partage  maintenant mon quotidien.
Nous avons ensemble été formées aux méthodologies d’UMANIMA au siège de l’Association basée à la périphérie de Rennes, à Saint-Gilles.  Cette formation nous a permis de créer un lien singulier, une complicité  et  ainsi de former notre binôme actuel.
Pour ma part, la formation m’a permis d’appréhender et d’approfondir des concepts et des outils d’intervention UMANIMA visant au développement du bien être des personnes à partir de leur compétences et  capacités via le médiateur « animal ».
C’est quelques temps après que César et Jules, deux lapins nains, nous ont rejoints et ont complété l’équipe. Nous avons pris ensemble la route en direction de la Sarthe où nous avons réalisé nos premières séances avec les personnes  résidents dans différents  établissements du département (FAM et centre médical G.Coulon et EHPAD Aujaleu, EHPAD Korian Pontlieue, Mas Heliope, MAS Bouloire, IEM Guitton, foyer de vie Moulin de la Cour…..).
Nous gardons un contact quotidien avec l’Equipe dans cette volonté de répondre au plus près des besoins des personnes par  une approche pluridisciplinaire des situations vécues. 

Florence Mirande, intervenante Umanima
sur le département de la Sarthe
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Petite histoire de la zoothérapie

Petite histoire de la zoothérapie

La révolution industrielle a été un cap important dans nos relations avec l’animal. Avant ce changement, l’animal faisait partie intégrante de notre vie, de nos activités, de nos loisirs.
L’exode rural et le développement de nos villes, nous ont amené à de nouvelles obligations, de logement de rythme, d’activité d’où l’animal a disparu.

Les liens avec les animaux au cours du XXème siècle n’ont cessé de s’amenuiser, en ne conservant plus que la fonction de compagnie.

Nombre de substituts ont été créés pour tenter de pallier à l’absence physique d’un animal dans son environnement proche : les nounours (doudou) pour les enfants, présence réconfortante et confidents complices, les photos, les reportages télévisés…

Nous avons tous eu pendant notre enfance, l’envie de prendre un animal dans nos bras, de le caresser, de jouer avec lui, de lui parler, en sachant que le lien créé était alors sans contrepartie ou jugement de valeur, avec comme seul objectif, l’envie de donner et recevoir de l’affection, de l’amour, en sachant qu’il n’y aura jamais d’altération des liens.

Ces liens affectifs et rassurants ont été utilisés dès le XIXème siècle. Ainsi, durant la guerre de Crimée (1854-1856), Florence Nightingale, fondatrice des techniques infirmières modernes, fût l’une des pionnières dans l’utilisation d’animaux.  Elle gardait à l’hôpital une tortue, car elle avait observé que celle-ci avait la capacité de réconforter les malades et diminuer leur anxiété.

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Au XVIIIème siècle, l’anglais William Tuke (1732-1822), après avoir été outré des conditions de vie des malades mentaux d’un asile d’aliénés de la ville de York, fonda l’institut York Retreat qui ouvrit ses portes en 1796.

Il y redéfinit des concepts d’approche de la maladie mentale sur des principes moraux “de la bonté et de la considération de l’être humain”.

Il confia des lapins et volailles aux patients pour leur entretien journalier. Les malades se sentirent immédiatement responsables de ces animaux, mais aussi d’eux-mêmes. C’était la première fois que les malades mentaux n’étaient plus considérés comme des animaux, mais comme des êtres humains que l’on pouvait responsabiliser et valoriser en utilisant les liens affectifs innés pour les animaux.

En 1937, Freud s’est rendu compte que “les enfants n’ont aucun scrupule à considérer les animaux comme leurs semblables à part entière. Ils se sentent davantage apparentés aux animaux qu’à leurs parents, qui peuvent bien être une énigme pour eux. Dans un premier temps, la ressemblance est du côté de l’animal, la différence du côté de l’adulte”.

En reprenant cette citation, on peut imaginer que les liens tissés durant l’enfance, même s’ils sont rationalisés à l’âge adulte, maintiennent des représentations affectives fortes et importantes pour la stabilité et l’équilibre de chacun.

Le pédopsychiatre Levinson fût le premier à parler, en 1950, du rôle de “catalyseur social” que peut jouer l’animal envers l’homme. Les animaux sont particulièrement importants pour les personnes en situation de fragilité : personnes handicapées physiques et/ou mentales, en situation d’isolement, dépressives, en perte d’autonomie, vieillissantes…

 

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Témoignages

Illustration de nos interventions en milieu carcéral par le témoignage de 2 personnes détenues au Centre Pénitentiaire de Rennes / Vezin-le-Coquet.

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1er témoignage:

« Je suis en prison depuis des mois. J’ai de la chance c’est une prison presque neuve, douche dans la cellule, télé, surveillants pour la plupart relativement humains.
Mais autour de moi, du béton, des grilles, des barbelés. En promenade, les mêmes têtes, les mêmes discussions sur les « exploits » de chacun. Peu à peu, la liberté, celle de l’esprit s’en va aussi. Fini les projets pour après, ils disparaissent dans le brouillard de l’uniformité. Existe-t-il encore un extérieur, une vie où l’on décide soi-même de son avenir? De l’autre côté de ces murs froids, y a-t-il réellement de VRAIS GENS?

Puis, un jour je reviens de mes soins, ah oui! au fait, je suis en plus en fauteuil roulant! Je croise un homme tenant en laisse UN CHIEN!? Je ralentis, hésite, les salue et demande qui ils sont, curieux de ce duo.
C’est Manu et Doug son compagnon à quatre pattes. Sympas, tous les deux! Manu m’explique qu’ils viennent toutes les semaines visiter ceux d’entre nous qui le veulent. Si je le veux? Et comment! Rendez-vous pris pour la semaine prochaine.
Vendredi on frappe à la porte de notre cellule, ce qui en soit est étrange ici, Manu arrive, précédé de Doug.
On se parle, hésitant, c’est dur dans cet endroit où l’on se méfie de tout, puis de plus en plus à l’aise. Doug nous rapproche, facilite le lâcher-prise et cela devient bon et simple. Nous parlons de nous, des beaux projets de Manu. Il est totalement investi dans l’aide, au travers de ses animaux, de ceux qui souffrent dans leur chair, leur esprit ou ceux, comme nous, qui souffrent du manque de liberté, d’odeurs du dehors. Réactivement par le fait, nos envies de dépasser notre faute, de l’accepter, de rendre notre punition utile.
Alors DOUG et MANU, surtout revenez très souvent faire tomber ces murs de béton gris qui nous étouffent et continuez à nous donner l’espoir de revoir notre famille en étant restés des ÊTRES HUMAINS, tout simplement! Merci DOUG, Merci Manu. »

 

2ème témoignage:

« Dans la vie monotone d’un détenu,
Les visites sont toujours très attendues.
Un parloir est chaque fois le bienvenu,
Mais il y a aussi Doug et Manu.

Une semaine sur deux, nous entamons
Une nouvelle conversation
Sur les projets de son association,
Mais aussi de longues évocations
De nos expériences, nos émotions.

Mais c’est sans compter
Sur Doug et sa tranquillité,
Qu’il nous apporte pour un moment,
Sans l’ombre d’un jugement,
Le calme et la tendresse,
Que, sous son poil, on caresse.
La relation est palpable,
Sa présence devient indispensable.

20, 30 minutes et c’est déjà la fin.
On va devoir attendre la visite prochaine,
Dans l’impatience, comme des enfants,
Pour vivre le futur instant,
Avec Doug et Manu. »

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Quand brosser le chien permet de coordonner ses gestes.

Voici une vidéo réalisée dans le cadre d’un programme avec Laurence, une personne avec IMC (Infirmité Motrice Cérébrale) de l’accueil de jour Casa Diaz du Foyer de vie de l’Orgerie à Vern-sur-Seiche (35). 

Cette vidéo illustre comment, par le biais du prendre soin de l’animal, Laurence stimule la gestion et la coordination de ses gestes.

 

Cliquez sur la vidéo pour la lire.

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Quand se pencher vers l’avant pour caresser le chien… facilite les gestes de tous les jours

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Photo réalisée à la Résidence le Chemin Vert à Hédé (35)

Ce programme se déroule au sein d’un EHPAD (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes) de Saint-Malo.

La venue des animaux est attendue par tous les résidents. Spontanément, les regards, les mots, les mains s’orientent vers Lila, le chien-médiateur. Nous avons ainsi rencontré une dame dont la situation nécessite une aide permanente pour les gestes de la vie quotidienne : le repas, l’habillage, les déplacements. Elle a intégré nos séances.

Les séances de médiation par l’animal ont pour but de lui offrir un espace de communication, de détente mais également un temps durant lequel les capacités motrices et posturales sont sollicitées par « le prendre soin » des animaux .

Cette dame a réalisé des caresses par les pieds. Cet atelier, associé au plaisir sensoriel, permet de stimuler le travail postural afin de retrouver l’appui plantaire. Progressivement, poser les pieds à plat sur le chien puis sur le sol est devenu sécurisant.

Pour caresser et apprécier la chaleur du ventre ou la douceur des oreilles, elle a avancé son buste en décollant son dos. La répétition de ces caresses d’avant en arrière a induit la sollicitation des muscles du buste. Tout en caressant le chien, cette dame a renforcé ses abdominaux, ses cuisses…si importants dans le maintien d’une posture.

Actuellement, nous l’accompagnons toujours pour se pencher vers l’avant, mais elle garde son buste avancé sans soutien de notre part et de plus en plus longtemps.

Ces exercices facilitent les gestes du quotidien. Mettre un gilet ou s’installer dans le lève-personne est devenu plus confortable pour cette dame, qui apporte son aide en avançant son buste, comme elle peut le faire pour caresser Lila.

La séance terminée, nous la raccompagnons à son étage pour prendre sa collation avec les autres résidents qui cherchent du regard la gentille chienne Lila.

Yvonnick Marmignon, intervenant Umanima

 

 

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L’équithérapie, nouveaux programmes, nouveaux projets

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Depuis 7 mois, notre équipe spécialisée en équithérapie, accompagnée de deux de nos poneys, se déplace chaque semaine à HANDAS, un Foyer d’Accueil Spécialisé situé à Noyal-Châtillon-sur-Seiche. Le camion est spécialement aménagé. A notre arrivée, nous mettons en place autour de celui-ci, le matériel spécifique pour créer notre espace de travail et nous y fixons le lève-personne (Cavalev) du côté
intérieur de l’aire d’évolution.
En mai, ce sont 4 résidents de l’EHPAD les Champs bleus à Vezin-le-Coquet qui  ont profité d’une séance avec Pinope et Bob sur leur lieu de résidence pour une séance où Umanima intervient déjà en médiation par le chien (voir la vidéo). Suite à cette première rencontre, l’établissement a demandé 3 nouvelles séances que nous réalisons actuellement.
Les interventions se multiplient et pour répondre aux nouveaux projets, l’équipe d’Umanima a recruté une nouvelle jument prénommée Idylle
(cf photo). Cette dernière qui nous arrive d’une structure équestre proche du siège de l’association, brille par sa douceur et son calme. Nous lui avons transmis les compétences spécifiques et nécessaires à notre travail.
Umanima, ouvre bientôt sa Maison d’Accueil et pourra également recevoir sur place, au sein d’une infrastructure adaptée, les personnes désirant bénéficier de séances avec les chevaux et les autres animaux. Les établissements et les particuliers pourront ainsi profiter de nos programmes au sein d’un manège équestre couvert, équipé spécifiquement pour l’évolution et la prise en charge des personnes à mobilité réduite. Un « Cavalev » (matériel électrique homologué pour lever les personnes) et autres dispositifs (rampe d’accès…) permettant la mise à cheval y seront installés pour permettre une approche adaptée et des projets individualisés pour chaque participant, encadré par notre équipe spécialisée.

Alexandra Sérillon, intervenante Umanima

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Conférence Umanima : L’envie de faire pour l’animal permet de stimuler la mobilité

La situation de Maria a été présentée lors de notre conférence du 18 octobre 2013. Cette femme de 87 ans réside au sein d’une maison de retraite auprès de laquelle Umanima intervient. Du fait d’un AVC (Accident Vasculaire Cérébral), Madame a un déficit de l’hémicorps droit partiel associé à un état dépressif.

Lors de la conférence, nous nous sommes attachés à expliquer comment nous avons pu répondre à un des objectifs premiers qui était le maintien et l’amélioration de sa motricité et plus particulièrement de lutter contre cette perte de tonus à droite.

Helsie a été l’élément moteur qui a permis de tendre vers cet objectif. Maria a créé une complicité avec le chien qui l’a amené à être de plus en plus ouverte par son envie de prendre soin du chien. En effet, Madame a d’abord réalisé les ateliers pour le chien, puis observant ses progressions, elle les a aussi continués pour elle-même.

Lors des ateliers, pour un besoin de réassurance, les consignes de caresses ont été effectuées avec le bras et la main gauche, puis progressivement sur des gestes d’abord guidés puis initiés et enfin seule elle a réalisé les consignes avec le bras et la main droite. Au cours des séances l’amplitude demandée a été accentuée ainsi que le nombre de caresses à effectuer. Simultanément, Maria réalisait ces consignes en étant assise, mais en ayant le buste verticalisé (décollé du dossier) et ses pieds en appui au sol.

Ce travail assis a permis, une fois le tonus suffisant récupéré, de se diriger vers des ateliers debout. En gardant les mêmes gestes amples le long de la ligne de dos du chien, cela permettait l’alternance des appuis au sol d’un pied sur l’autre et donc la réappropriation de son équilibre.

Le film ci-dessus, diffusé lors de la conférence, montre deux des ateliers principaux effectués lors de ces séances, le moment de la récompense au chien que Maria réalise avec la main droite (qu’elle n’utilisait plus avant le programme) et une dernière séquence dans son quotidien où Maria se réapproprie ses compétences de déplacement.


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Même à 103 ans, les animaux restent une source d’affection et d’échanges.

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C’est parfois Gaya qui réveille Mme Hervé à son arrivée, en manifestant sa présence par le contact de son pelage contre ses jambes. C’est toujours avec autant de plaisir qu’elle nous reçoit chez elle 2 fois par mois, avec Gaya le chien-médiateur, Domino le lapin nain et moi-même.

Au cours de ces rencontres, l’envie de faire plaisir et de prendre soin d’autrui incite Mme Hervé à se lever pour prendre dans le placard de sa cuisine, les restes de pain, mis spécialement de côté pour Gaya et Domino. Après plusieurs minutes d’interactions entre Mme Hervé et ses « compagnons de route » comme elle les appelle, Mme Hervé s’installe avec eux (Domino blottit dans le creux de son coude et Gaya à ses pieds). Les animaux sont ici une source de motivation et un stimulant affectif pour Mme Hervé qui se saisit de ce moment privilégié, pour me raconter l’un de ses nombreux récits de son histoire de vie.  

Ayant toujours été entourée d’animaux, c’est avec entrain et bonne humeur et parfois avec émotion qu’elle me raconte toute la douceur et l’affection qu’ils lui ont apporté au fil de ses 103 années ! Il m’est alors bien souvent difficile de partir, Mme Hervé ayant toujours une histoire lui en rappelant une autre !

Au moment de se quitter, Mme Hervé m’interpelle au pas de sa porte et clôture notre rencontre par cette recommandation : « Prenez-bien soin d’eux, vous verrez ils vous le rendront bien ! ».

Laurence Prou, intervenante en médiation animale Umanima

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