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Inauguration et portes ouvertes de l’Institut Umanima

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Nous avons le plaisir de vous inviter à l’inauguration de notre Institut Umanima le vendredi 30 septembre à 16h30.

Par ailleurs, nous vous convions aux portes ouvertes de l’Institut le samedi 17 septembre de 10h00 à 12h30 et le vendredi 30 septembre de 14h30 à 16h30.

Si vous souhaitez participer à l’une de ces journées, contactez-nous pour nous indiquer votre présence afin de nous organiser au mieux.

Au plaisir de vous y retrouver.

L’équipe Umanima.
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L’institut Umanima dans l’émission Itinéraire de France 3 Bretagne.

Nous vous invitons à regarder un reportage sur l‘Institut Umanima qui sera diffusé dans l’émission « Itinéraire » du « 19/20″, ce mardi 29 mars à partir de 19h15 sur France 3 Bretagne. Nous remercions les participants aux séances et les professionnelles de l’accueil de Jour Casa Diaz du foyer de l’Orgerie à Vern-sur-Seiche ainsi que les enfants et la professionnelle de l’IME (Institut Médico-Educatif) les Ajoncs d’Or à Montfort-sur-Meu pour leur participation à ce reportage.Nous vous transmettrons aussi le lien pour visionner la vidéo à partir de la semaine prochaine.

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Petite histoire de la zoothérapie

Petite histoire de la zoothérapie

La révolution industrielle a été un cap important dans nos relations avec l’animal. Avant ce changement, l’animal faisait partie intégrante de notre vie, de nos activités, de nos loisirs.
L’exode rural et le développement de nos villes, nous ont amené à de nouvelles obligations, de logement de rythme, d’activité d’où l’animal a disparu.

Les liens avec les animaux au cours du XXème siècle n’ont cessé de s’amenuiser, en ne conservant plus que la fonction de compagnie.

Nombre de substituts ont été créés pour tenter de pallier à l’absence physique d’un animal dans son environnement proche : les nounours (doudou) pour les enfants, présence réconfortante et confidents complices, les photos, les reportages télévisés…

Nous avons tous eu pendant notre enfance, l’envie de prendre un animal dans nos bras, de le caresser, de jouer avec lui, de lui parler, en sachant que le lien créé était alors sans contrepartie ou jugement de valeur, avec comme seul objectif, l’envie de donner et recevoir de l’affection, de l’amour, en sachant qu’il n’y aura jamais d’altération des liens.

Ces liens affectifs et rassurants ont été utilisés dès le XIXème siècle. Ainsi, durant la guerre de Crimée (1854-1856), Florence Nightingale, fondatrice des techniques infirmières modernes, fût l’une des pionnières dans l’utilisation d’animaux.  Elle gardait à l’hôpital une tortue, car elle avait observé que celle-ci avait la capacité de réconforter les malades et diminuer leur anxiété.

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Au XVIIIème siècle, l’anglais William Tuke (1732-1822), après avoir été outré des conditions de vie des malades mentaux d’un asile d’aliénés de la ville de York, fonda l’institut York Retreat qui ouvrit ses portes en 1796.

Il y redéfinit des concepts d’approche de la maladie mentale sur des principes moraux “de la bonté et de la considération de l’être humain”.

Il confia des lapins et volailles aux patients pour leur entretien journalier. Les malades se sentirent immédiatement responsables de ces animaux, mais aussi d’eux-mêmes. C’était la première fois que les malades mentaux n’étaient plus considérés comme des animaux, mais comme des êtres humains que l’on pouvait responsabiliser et valoriser en utilisant les liens affectifs innés pour les animaux.

En 1937, Freud s’est rendu compte que “les enfants n’ont aucun scrupule à considérer les animaux comme leurs semblables à part entière. Ils se sentent davantage apparentés aux animaux qu’à leurs parents, qui peuvent bien être une énigme pour eux. Dans un premier temps, la ressemblance est du côté de l’animal, la différence du côté de l’adulte”.

En reprenant cette citation, on peut imaginer que les liens tissés durant l’enfance, même s’ils sont rationalisés à l’âge adulte, maintiennent des représentations affectives fortes et importantes pour la stabilité et l’équilibre de chacun.

Le pédopsychiatre Levinson fût le premier à parler, en 1950, du rôle de “catalyseur social” que peut jouer l’animal envers l’homme. Les animaux sont particulièrement importants pour les personnes en situation de fragilité : personnes handicapées physiques et/ou mentales, en situation d’isolement, dépressives, en perte d’autonomie, vieillissantes…

 

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La médiation par le cheval ; les débuts de Bob et Pinope, deux poneys vecteurs d’envies et d’échanges.

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C’est fin février que nous avons débuté un programme novateur, celui de la médiation par le cheval au sein des établissements. Tout comme avec le chien, les bienfaits de la médiation par le cheval auprès de publics en difficultés sont reconnus et des lieux ont été aménagés pour cette pratique. Néanmoins, de nombreux établissements où résident ces publics sont confrontés à différentes contraintes qui freinent leur mobilité vers des structures extérieures. Face à ce constat, nous avons eu l’idée d’amener ce type de médiation à leurs portes.

Chaque mardi après-midi, Bob et Pinope, deux poneys d’Umanima, embarquent dans le camion aménagé spécialement pour eux et pour contenir tout le matériel nécessaire à la séance de médiation, direction le foyer d’accueil médicalisé de HANDAS à Noyal Chatillon sur Seiche (35). Nous installons alors notre structure devant l’entrée de l’établissement. (Carré d’exercice sécurisé, matériels pédagogiques, lève personne installé sur le camion : Cavalèv). Pendant deux heures et selon la même méthodologie que les séances avec le chien, nous intervenons auprès de six résidents.

Les premières séances ont été marquées par l’envie croissante des résidents d’entrer en relation avec autrui par le biais de nos deux poneys.

Pinope, la shetland (poney d’1 m 10) excelle dans ce rôle de « donner envie ». En effet, par son approche spontanée, sa petite taille et sa douceur, cette proximité amène les personnes à vouloir partager ce qu’ils ressentent à son contact. Par des regards, des sourires, des rires, des cris de surprise, des mains prises… ; Alban, Paméla, Gwénaël, Véronique, Mona et Fabien communiquent leur ressentis et envies avec les accompagnants de la structure et nous-mêmes.

De son côté, Bob, le grand poney, par sa masse et son calme, rassure. Sur son dos, ils se laissent aller, se laissent porter, leurs visages s’ouvrent et se détendent, ils observent d’un autre point de vue leur environnement, se centrent sur les mouvements. Tout cela les amène alors à un état d’apaisement global favorisant une disponibilité à communiquer et partager leurs envies.

Après 6 séances, une relation de confiance existe entre chacun de nous (résidents, accompagnants, équidés, intervenants) Cette confiance installée optimise la réalisation des ateliers proposés ; et à terme, permet de tendre vers les objectifs individualisés de chacun en lien avec leurs besoins du quotidien.

Pour chacun d’eux, nous mettons en place des ateliers personnalisés permettant de travailler sur des objectifs en lien avec leurs projets individuels tels que : développer les demandes et les prises d’initiatives par la valorisation de soi, permettre un temps d’apaisement et de bien-être pour faciliter l’expression des ressentis, favoriser un relâchement et une détente musculaire ; et travailler sur la posture et l’équilibre. Nous développerons et illustrerons dans un prochain article la manière dont nous répondons à l’un de ces objectifs.

 

Alexandra SERILLON, monitrice d’équitation ;

Marjolaine DUVAL, intervenante Umanima      

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La médiation animale s’intègre dans le processus d’acquisition de l’autonomie

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(En lui donnant un rôle, en le responsabilisant,) la médiation animale auprès du jeune adulte s’intègre dans un processus d’acquisition de l’autonomie.

« Depuis le mois d’octobre, j’ai commencé une thérapie avec Marjolaine et sa chienne Helsie. Je dois essayer de faire son éducation avec l’aide de sa maîtresse.
Helsie et moi avons commencé en intérieur et au fil du temps, nous sommes sorties en ville puis dans les marchés pour l’habituer au monde. Au début,  j’appréhendais mais maintenant je me sens en confiance, je m’entends bien avec Marjolaine et Helsie.
Je pense que j’ai fait des progrès je vais seule avec la chienne faire des achats pour m’habituer.
Prochainement, je vais débuter cette thérapie avec un autre animal, le cheval. »
                                                                                                                                                                Morgane M.

Ces propos sont ceux de Morgane, jeune femme âgée de 21 ans, elle a connu UMANIMA par le bais de l’association qui l’accompagne dans le cadre de son insertion socioprofessionnelle. Sa référente l’a orientée vers nous dans l’hypothèse que notre accompagnement puisse aider à lever les freins rencontrés par Morgane face à son insertion dans la vie active.

Lui donner confiance en elle, lui permettre de faire des choix pour elle-même,  font partis des objectifs de notre intervention auprès de Morgane. C’est donc avec l’aide d’Helsie, jeune chienne de deux ans, que j’ai pu mettre en place un programme auprès de Morgane permettant de tendre vers ses objectifs.

Comme l’explique Morgane, au cours de nos rencontres hebdomadaires, je lui ai proposé de prendre en charge Helsie dans différents contextes de son quotidien pour permettre à la chienne d’apprendre à se détacher de moi et à être sécurisée avec autrui. Au cours de ces derniers mois, afin d’atteindre cet objectif, Morgane a progressivement pris sa place auprès d’Helsie. Ce montrant persévérante, elle a su s’imposer auprès de la chienne même dans des situations parfois insécurisantes pour elle. Centrée sur ce qu’elle demande à la chienne et ses besoins, Morgane a pris conscience qu’elle était capable de dépasser ses craintes.

Aujourd’hui, l’accompagnement de Morgane est marqué par une nouvelle étape. Comme elle l’écrit, elle va maintenant prendre soin de Pinope et de Bob, deux poneys qui, tout comme Helsie font partis des animaux d’UMANIMA.

 Marjolaine Duval, intervenante en médiation animale Umanima

 

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