La plus-value de la médiation par l’animal

L’animal

Pour toute personne en souffrance, en situation de  retrait dans les relations sociales, ou en difficulté psychologique, l’animal est un antidote à la solitude, à nos tensions, à nos appréhensions, à notre anxiété. Il est naturellement ce repère qui rassure, car il ne porte pas  de jugement, c’est alors qu’il sécurise, redonne confiance et estime de soi. Cette première étape permet ensuite de créer et/ou de développer de nouveaux liens, principe de socialisation et d’équilibre de chacun, quelle que soit sa problématique.

La médiation par l’animal

La médiation par l’animal est une méthode d’intervention qui utilise la présence d’un animal-médiateur spécifiquement éduqué auprès de personnes avec des troubles moteurs, cognitifs et/ou sociaux. C’est le contact avec l’animal qui apaise, met en confiance, et crée un contexte favorable à la mise en place de situations participatives. Les intervenants en médiation par l’animal sont tous des professionnels issus de secteur social, paramédical et sanitaire qui ont suivi une formation de spécialisation à la médiation par l’animal. En partenariat,  avec les équipes professionnelles des établissements et les familles, l’intervenant créée un projet individuel adapté aux capacités et aptitudes des participants pour répondre aux besoins d’autonomie et de bien-être de chaque participant.


Objectif : retrouver une image positive et un sentiment d’utilité.

Résultat : Responsabiliser la personne envers l’animal. On pourra travailler les modalités de communication, même si la personne n’a pas accès au langage symbolique, en utilisant les échanges non verbaux facilement accessibles avec les animaux.


Objectif : travailler sur la mémoire

Résultat : faire resurgir des souvenirs affectifs en lien avec des animaux, l’histoire de la personne, les liens mémoire proche/mémoire ancienne et ainsi ses repères dans le temps.


Objectif : la communication et la construction du discours sont des objectifs parallèles.

Résultat : l’animal est source d’échanges, il sert de base de discussion. On peut évoquer d’autres liens affectifs, la place de la personne accompagnée dans la filiation…


Objectif : comprendre et mémoriser des consignes simples, utiliser les rapports avec l’animal comme base d’activité.

Résultat : des apprentissages se font par le jeu avec l’animal, l’application des consignes (à droite, à gauche, 5 pas, touche le chien blanc), mais aussi les déclinaisons en lien avec l’activité (dessiner les animaux, écrire ce que tu as, vous avez fait).


Objectif : stimuler l’activité motrice

Résultat : mise en place d’activités de motricité (donner un objectif ludique à une marche, faire des parcours pour travailler l’équilibre et l’orientation, stimuler le travail des articulations pour maintenir ou améliorer la mobilité…), de motricité fine (prendre, donner, lancer vers, brosser l’animal avec les mouvements spécifiques du poignet, tenir la laisse et guider, etc.)


Objectif : développer une stimulation sensorielle, cognitive, sensori-motrice et psychoaffective.

Résultat : le développement de relations gratifiantes avec l’animal (qui s’adapte systématiquement à la personne qu’il a en face de lui), favorise cette stimulation.


Objectif : réduire la tension artérielle  et le rythme cardiaque, aussi bien chez les sujets hypertendus, que chez les sujets normaux.

Résultat : une étude réalisée en 1983 (Friedmann, E., Katcher, A. H., Thomas, S. A., Lynch, J. J. & Messent, P. R. Social interaction and blood pressure: Influence of animal companions. Journal of Nervous and Mental Disease, 171(8), 461-465.) souligne l’influence bénéfique des animaux de compagnie sur la tension artérielle et les hypertendus.


Objectif : diminuer les risques d’accident cardiaque, faire diminue le taux de cholestérol.

Résultat : Baker, Warwick ont démontré que la présence d’un animal domestique limite les risques d’accident cardiaque et diminue le taux de cholestérol de personnes de leur entourage.


Objectif : diminuer le stress

Résultat : l’activité physique suscitée par l’animal est un des facteurs de santé mis en valeur lors des études menées autour de la zoothérapie. En outre, l’animal diminue naturellement le stress, c’est un antidépresseur. Ainsi, la compagnie d’un chien permet de mieux surmonter  les événements difficiles (décès) et réduit le stress lié au mode de vie contemporain.


Objectif : réduire les effets de la solitude et de la dépendance physique, notamment la dépression.

Résultat : l’animal distrait des problèmes, il sollicite, stimule et va spontanément chercher de l’affection et de l’attention qui va permettre de se “changer les idées”, l’animal fait obstacle au repli sur soi et à la dépression.


Objectif : favoriser un développement psychoaffectif sain et serein des enfants et des adolescents.

Résultat : un animal favorise la maturation psychoaffective des adolescents. Il aide aussi l’enfant à mieux se développer moralement et psychiquement, lui donne plus de stabilité, l’enfant peut partager peines et joies avec son compagnon.


Quelle que soit l’importance de l’effort, la plus-value de la médiation par l’animal est le lien affectif ancestral qui unit l’homme à l’animal. Il s’agit de susciter l’envie de faire avec et pour lui, la stimulation est instantanée car l’animal ne calcule pas et cherche naturellement le lien affectif la caresse et le jeu.