La zoothérapie : une aide à la prise en charge des patients déments institutionnalisés ?

La maladie D’Alzheimer est la première cause de dépendance lourde du sujet âgé et le motif principal d’entrée en institution. Elle représente 2/3 des démences. Le rapport de l’HAS1 montre que les approches non médicamenteuses ont un effet positif sur le bien être global, mais n’ont pas été suffisamment évaluées. La médiation animale, ou zoothérapie, fait partie de ces thérapies non médicamenteuses.

La médiation par l’animal a-t-elle un impact sur les troubles du comportement des sujets âgés, déments, résidant en EHPAD ? Permet-elle de diminuer la prescription de médicaments ?

L’étude devrait inclure une vingtaine de patients, résidant dans différents EHPAD d’Ille-et-Vilaine dans lesquelles intervient l’association de zoothérapie «Umanima».Les sujets seront leurs propres témoins puisque le groupe sera évalué avant puis après l’intervention de zoothérapie.

L’évaluation des troubles du comportement, se fera par le biais du Neuro-Psychiatric Inventory (NPI-ES).Le traitement médicamenteux sera également évalué aux mêmes périodes.

 

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Résultats attendus, portée éventuelle et perspectives de travail :

L’objectif de cette étude est d’évaluer scientifiquement, à l’aide de critères validés, une thérapie non médicamenteuse de plus en plus utilisée en EHPAD. Sont attendus, une diminution ou stabilisation des troubles du comportement chez les résidents bénéficiant de zoothérapie associée, éventuellement, à une limitation de la prescription de psychotropes.

Trois intérêts découleraient alors de ces résultats : Donner du crédit à cette pratique pour en favoriser le développement dans les EHPAD. Sensibiliser le personnel médical à l’approche non médicamenteuse des démences. Diminuer la prescription de médicaments psychotropes aux sujets âgés.

1 HAS« Diagnostic et prise en charge de la maladie d’Alzheimer et des maladies apparentées » 2008 

                                                                      Docteur Laure Jouatel et Raphaëlle Voisin, doctorante en médecine