umanima

Umanima se donne pour objectif de maintenir ou d’améliorer le bien-être physique, psychologique cognitif et affectif et de rompre l’isolement par le biais de la relation à l’animal et en utilisant ses bienfaits naturels, pour des personnes atteintes d’une fragilité affective, d’une maladie mentale, d’un handicap physique ou auprès de toute personne qui en ressentirait le besoin.

 Présentation

Umanima intervient au sein de structures de soin, d’accompagnement social ou à domicile. Les séances d’accompagnement se déroulent de façon individuelle ou avec un groupe restreint de personnes, dans le cadre de projets d’une durée d’environ 4 mois.

La mise en place de séances de médiation par l’animal au sein d’un établissement nécessite de définir des objectifs et de construire des  projets individualisés structurés :

  • Un groupe de travail est créé dans le but de suivre le projet sur sa durée afin d’échanger autour des différentes problématiques rencontrées et élaborer des ateliers en adéquation avec les besoins personnalisés de chaque public.
  • Compte tenu des champs d’intervention étendus de la médiation par l’animal, Umanima est à votre disposition pour échanger avec vous sur tout type de projet.

Umanima selon Emmanuel Doumalin, fondateur de l’association

Zoothérapie, umanima, azbr, Emmanuel Doumalin

« J’ai personnellement 15 ans d’expérience professionnelle en tant que travailleur social. »

J’ai été conseiller en insertion professionnelle à la mission locale de Rennes, où j’ai travaillé plus particulièrement auprès des publics âgés de 16 à 26 ans,  en très grande difficulté d’insertion sociale (SDF, toxicomanes…). Bien que ma mission première ait été basée sur l’accompagnement du projet professionnel, la complexité des situations m’a contraint à travailler en accompagnement global, en tenant compte de l’environnement des personnes.

Au cours de ces années en tant que conseiller, j’ai pu constater l’importance des liens unissant des personnes en situation fragilisée et leurs animaux.

En effet, pour beaucoup de ces personnes, l’animal constitue le seul lien affectif sur lequel elles puissent compter. Il s’agit généralement de chiens, mais parfois aussi de rats ou tout autre animal, qui, fidèle, cherche le lien avec son maître.

Le plus souvent, ces personnes sans revenus préfèrent se priver de nourriture pour acheter de quoi subvenir aux besoins de leur animal. Ce choix, qui peut paraître au premier abord surprenant, l’est moins lorsque l’on se rend compte que ces personnes endossent alors le rôle de protecteur. Ils ont ainsi une fonction, de la valeur et peuvent donner un sens à leur volonté de ne pas complètement sombrer, de s’en sortir.

L’humain est un être sociable, il ne peut se construire que dans la relation à l’autre, il n’a de valeur que pour le rôle qu’il joue envers les autres et en retour, dans le regard de ceux-ci.

Lorsque la personne ne perçoit pas de rôle social pour elle-même, alors il n’y a pas de motivation à  l’apprentissage, à la résolution de ses problématiques,  au maintien de ses capacités. La question devient « Pourquoi le faire ? Pour quoi le faire ? Pour qui le faire ? »

Pour revenir à mon parcours, j’ai travaillé auprès d’enfants en difficulté d’insertion sociale placés en foyer. Les projets mis en place étaient orientés sur la reprise de la scolarité et l’apprentissage des règles de vie commune.

Les obligations sanitaires nous interdisaient à l’époque la présence du moindre animal. Pourtant, à plusieurs reprises, des jeunes n’ayant plus de liens familiaux ont pris sous leur aile des animaux perdus, notamment des chats. Pour de courtes périodes, la présence de ces animaux leur était alors autorisée. Dans ces cas-là,  l’équipe a pu se rendre compte d’un apaisement du jeune, d’une attitude très responsable envers l’animal. L’attention portée à l’animal encourageait le jeune de se projeter dans l’attention que nous pouvions porter à sa propre situation.

J’ai également travaillé auprès de personnes handicapées mentales, avec des enfants et adolescents, puis avec des adultes. Certains jeunes étaient malentendants avec des déficiences et maladies mentales associées, certains étaient trisomiques, psychotiques ou autistes.

A cette époque, j’ai pu apprendre la base de la Langue des Signes Française (LSF), et j’ai eu en outre l’occasion de mettre en application le travail de recherche que j’avais réalisé sur la communication non verbale.

En effet, ces jeunes n’avaient pas accès à la parole ni même parfois à la LSF, il s’agissait donc d’observer les signes, expressions et attitudes afin de pouvoir communiquer avec eux.

Une activité équitation avait alors été mise en place. Il s’agissait alors d’une simple activité, on ne parlait pas encore d’équithérapie, bien que les encadrants aient été sensibilisés au travail de lien et de contact avec l’animal. Le travail de confiance en soi était très important et permettait, en dehors de l’activité, un accroissement des prises d’initiatives non négligeable dans des projets d’accession à une certaine autonomie.

Les participants à cette activité n’étaient plus les personnes handicapées ayant besoin d’être accompagnées, mais au contraire des protecteurs et « décideurs » avec les chevaux. La maîtrise des angoisses (pour certains au début), de l’hyperactivité, de la concentration, de l’appréhension du contact physique, est intervenue grâce au désir fort d’être avec l’animal et de faire pour l’animal.

J’ai toujours vécu avec des animaux, les liens naturels que je peux créer avec eux sont basés sur l’échange et la douceur, ils travaillent  par plaisir et cherchent le contact avec les humains. Ils sont attentionnés, doux et l’éducation qu’ils ont reçue permet à tous de pouvoir avoir une activité avec eux. Ils ont été sélectionnés parce qu’ils ne sont pas agressifs et ne s’opposent à l’exercice.

 A partir de ces constats,je me suis intéressé aux différentes expérimentations menées dans les pays anglo-­saxons sur la zoothérapie, et notamment aux travaux de Boris Levinson, pionnier de la médiation par l’animal. C’est à partir de ces recherches bibliographiques que j’ai décidé de créer l’AZBR et de développer des méthodologies et des ateliers en lien avec l’interactivité que suscitent les animaux.

J’ai ensuite mis en application les principes de la médiation par l’animal et je me suis approprié les principes et méthodes d’accompagnement en fonction de la situation et des problématiques des personnes en demande.