Personnes avec autisme ou avec des troubles envahissants du développement (TED)


 

Pour ces personnes, la plus importante des difficultés est la perte de contact avec la réalité extérieure qui rend difficiles, voire impossibles les communications avec l’autre ou son environnement.

Ces troubles peuvent être plus ou moins importants, ils évoluent avec la maturation cérébrale, l’éducation, le travail psychothérapeutique, mais resteront toujours présents.

Plus de 70% de ces personnes présentent un retard mental, ils ont un déficit d’attention, notamment d’attention conjointe (regarder le même objet que vous). Ils ont aussi des troubles de la symbolisation et d’imitation.

Du point psychanalytique, l’autisme est une défense, une protection devant un environnement perçu comme agressif et ingérable, notamment à cause d’une difficulté à distinguer le « moi » du « non moi », l’extérieur de l’intérieur de l’enveloppe corporelle. En même temps, les personnes avec autisme éprouvent des difficultés à l’individuation, à la séparation physique et psychique,  rassurant et protecteur dans un environ pouvant être perçu comme agressant.

Par le travail de contact avec l’animal, on permet à la personne avec autisme ou avec des Troubles Envahissants du Développement de se différencier des éléments environnants tout en limitant son angoisse de contact et d’échange.

Le pansage de l’âne, du poney ou du cheval, le brossage d’autres animaux comme le chien ou simplement les caresses permettent aux personnes de percevoir leurs propres limites physiques, la peau, « le moi peau », par la possibilité de contact sans sensation d’agression, de pouvoir se rassembler, limiter sa perception de morcellement en percevant ses propres limites corporelles et ainsi tendre à une perception améliorée de son unité et de solidité.

En ayant une meilleure perception de ses limites corporelles, la personne avec autisme peut accéder plus facilement à la différenciation intérieur/extérieur et donc au moi/non moi par les jeux de contact avec l’animal.

Dans la continuité de la perception de soi, on peut par exemple, travailler sur l’apprentissage du schéma corporel des animaux, pour ensuite pouvoir se percevoir soi-même.

On peut ensuite, travailler la motricité  et la motricité fine par le soin et les activités spécifiques en fonction des races d’animaux.

Les objectifs généraux des séances de médiation par l’animal auprès des personnes avec autisme ou avec des Troubles Envahissants du Développement sont :

  • la diminution des séquences d’angoisse
  • l’amélioration des liens sociaux et d’échange
  • l’amélioration des capacités motrices
  • l’amélioration de la fonction langage
  • la diminution des troubles somatiques
  • l’amélioration des capacités cognitives

 

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