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maison de retraite

Quand se pencher vers l’avant pour caresser le chien… facilite les gestes de tous les jours

2014-03 Mars Umanima (29)

Photo réalisée à la Résidence le Chemin Vert à Hédé (35)

Ce programme se déroule au sein d’un EHPAD (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Âgées Dépendantes) de Saint-Malo.

La venue des animaux est attendue par tous les résidents. Spontanément, les regards, les mots, les mains s’orientent vers Lila, le chien-médiateur. Nous avons ainsi rencontré une dame dont la situation nécessite une aide permanente pour les gestes de la vie quotidienne : le repas, l’habillage, les déplacements. Elle a intégré nos séances.

Les séances de médiation par l’animal ont pour but de lui offrir un espace de communication, de détente mais également un temps durant lequel les capacités motrices et posturales sont sollicitées par « le prendre soin » des animaux .

Cette dame a réalisé des caresses par les pieds. Cet atelier, associé au plaisir sensoriel, permet de stimuler le travail postural afin de retrouver l’appui plantaire. Progressivement, poser les pieds à plat sur le chien puis sur le sol est devenu sécurisant.

Pour caresser et apprécier la chaleur du ventre ou la douceur des oreilles, elle a avancé son buste en décollant son dos. La répétition de ces caresses d’avant en arrière a induit la sollicitation des muscles du buste. Tout en caressant le chien, cette dame a renforcé ses abdominaux, ses cuisses…si importants dans le maintien d’une posture.

Actuellement, nous l’accompagnons toujours pour se pencher vers l’avant, mais elle garde son buste avancé sans soutien de notre part et de plus en plus longtemps.

Ces exercices facilitent les gestes du quotidien. Mettre un gilet ou s’installer dans le lève-personne est devenu plus confortable pour cette dame, qui apporte son aide en avançant son buste, comme elle peut le faire pour caresser Lila.

La séance terminée, nous la raccompagnons à son étage pour prendre sa collation avec les autres résidents qui cherchent du regard la gentille chienne Lila.

Yvonnick Marmignon, intervenant Umanima

 

 

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Une main qui s’ouvre pour l’animal (suite 2)

La semaine dernière la dame était fatiguée, elle ne se sentait pas capable de faire travailler sa main, nous avons fait d’autres ateliers de stimulation, notamment au niveau des membres inférieurs et du tonus postural : Le chien se couche et la dame caresse le chien avec les pieds nus, ce qui est très agréable pour la personne et pour le chien, tout en faisant  fonctionner les chaines sensorielles, musculaires, articulaires, l’équilibre…

Cette semaine, nous reprenons par des soins de brossage, Doug a posé sa tête sur les genoux de la dame, elle brosse d’abord avec sa main gauche, puis ensemble, nous ouvrons sa main droite pour placer le manche.
Elle tient seule la brosse, le mouvement est difficile, alors elle s’adapte et avec les deux mains brosse délicatement la tête du chien.
Le bras se déplie et l’amplitude est un peu plus importante, la brosse est bien tenue par la main.

L’effort était important pour la dame, mais elle s’est concentrée sur le soin et a porté toute son attention sur l’animal pour le brosser en douceur… ainsi, elle s’est autorisée à « faire plus » que ce qu’elle imaginais et ensemble, avec une satisfaction réciproque, nous avons constaté cette belle avancée.

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Une main qui s’ouvre pour l’animal (suite)

Octobre 2009
Seconde séance avec la dame avec la main crispée.
Après la séance dernière, la main s’était  refermée, je propose à nouveau des caresses, la douceur du pelage du chien détend la main, elle déplie alors deux doigts l’index et le majeur, elle s’aide de l’autre pour ouvrir l’annulaire et l’auriculaire.
Sa main reste dans cette posture et la dame caresse le chien.
Je propose ensuite de brosser le chien, elle me dit qu’elle ne peut pas, puis l’envie est plus forte, nous plaçons  la brosse dans la main. Dans un premier, elle ne la tiens pas, car cette main serrée depuis longtemps a peu de sensation au niveau de la paume.
Je lui place l’oreille très douce du chien dans sa paume, elle ressent la caresse du pelage, la chaleur. La dame serre alors l’oreille et bouge même ses doigts, en me disant “que c’est doux et agréable au touché“.
Nous reprenons à nouveau la brosse, les sensations sont plus importantes, la dame brosse le chien, la praxie est bonne, le mouvement encore très incertain, mais cette main s’était réveillée par l’envie d’avoir de l’attention pour le chien et c’était cela le plus important.

Octobre 2009

Seconde séance avec la dame avec la main crispée.

Après la séance dernière, la main s’était  refermée, je propose à nouveau des caresses, la douceur du pelage du chien détend la main, elle déplie alors deux doigts, l’index et le majeur, elle s’aide de l’autre main pour ouvrir l’annulaire et l’auriculaire.

Sa main reste dans cette posture et la dame caresse le chien.

Je propose ensuite de brosser le chien, elle me dit qu’elle ne peut pas, puis l’envie est plus forte, nous plaçons  la brosse dans la main. Dans un premier temps, elle ne la tient pas, car cette main serrée depuis longtemps a peu de sensation.

Je lui place l’oreille très douce du chien dans sa paume, elle ressent la caresse du pelage, la chaleur. La dame serre alors l’oreille et bouge même ses doigts, en me disant “que c’est doux et agréable au touché“.

Nous reprenons à nouveau la brosse, les sensations sont plus importantes, la dame brosse le chien, la praxie est bonne, le mouvement encore très incertain, mais cette main s’était réveillée par l’envie d’avoir de l’attention pour le chien et c’était cela le plus important.

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Une main qui s’ouvre pour l’animal.

octobre 2009
Une semaine avant une première séance, j’ai présenté Elsi, la femelle golden dans l’EPHAD.
Après avoir circulé dans la structure, une dame s’intéresse  au chien,  des souvenirs reviennent à propos de son ancien chien  et nous échangeons quelques minutes.
Elle a un blocage du côté droit et sa main est crispée. Cette femme ne veut pas faire d’exercice physique.
Lors de la séance, les ateliers avec Elsi stimulent  la mobilité des articulations par les exercices de soin, l’attention portée permet une bonne coordination, mais tout se fait avec la main gauche.
Je propose à cette dame de caresser avec la main droite, d’abord fermée et avec mon aide, puis le bras se tend.
Après quelques minutes, je propose de l’aider à ouvrir sa main, elle le fait seule à l’aide de l’autre main, les doigts s’ouvrent un peu, la main se détend et la caresse est douce, difficile mais contrôlée.

A la fin de la séance, sa main  reste entre-ouverte, elle est fière, valorisée et me donne rendez-vous pour une nouvelle séance.

octobre 2009

Une semaine avant une première séance, j’ai présenté Elsi, la femelle golden dans l’EHPAD.

Après avoir circulé dans la structure, une dame s’intéresse  au chien,  des souvenirs reviennent à propos de son ancien chien  et nous échangeons quelques minutes.

Elle a un blocage du côté droit et sa main est crispée. Cette femme ne veut pas faire d’exercice physique.

Lors de la séance, les ateliers avec Elsi stimulent  la mobilité des articulations par les exercices de soin, l’attention portée permet une bonne coordination, mais tout se fait avec la main gauche.

Je propose à cette dame de caresser avec la main droite, d’abord fermée et avec mon aide, puis le bras se tend.

Après quelques minutes, je propose de l’aider à ouvrir sa main, elle le fait seule à l’aide de l’autre main, les doigts s’ouvrent un peu, la main se détend et la caresse est douce, difficile mais contrôlée.

A la fin de la séance, sa main  reste entre-ouverte, elle est fière, valorisée et me donne rendez-vous pour une nouvelle séance.

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Séances de zoothérapie en EHPAD

DSCF0017DSCF0017
azbr_seance37octobre 2009

Les séances avec les structures faisant parties du CIAS (Centre intercommunal d’action social) ont démarré maintenant depuis un mois.
Ce sont les EPHAD de Mordelles, le Rheu et Saint Gilles.
Les deux Goldens ont maintenant créé des relations affectives qui stimulent les résidents dans les ateliers.
Nous  (moi et les chiens), stimulons chacun en fonction de leurs capacités,  dans la bonne humeur.
Les exercices individualisés permettent à chacun de faire de la motricité, travailler la tonicité du buste avec beaucoup de dynamisme car l’animal permet de donner du sens aux efforts.
l’attention portée aux chiens permet même aux résidents d’être complètement concentré sur le soin  à l’animal et demandent à prolonger les exercices.
le contact affectif permet bien-être et réconfort, ils peuvent se permettre le calin, les caresses, embrasser (sur le front).
un dame me dit :» je n’embrasse plus personne, le chien je l’aime bien, je le prend dans mes bras et je peux l’embrasser»
DSCF0017Octobre 2009
Les séances avec les structures faisant parties du CIAS (Centre intercommunal d’action social) ont démarré maintenant depuis un mois.
Ce sont les EHPAD de Mordelles, le Rheu et Saint Gilles.
Les deux Goldens ont maintenant créé des relations affectives qui stimulent les résidents dans les ateliers.
Nous  (moi et les chiens), stimulons chacun en fonction de leurs capacités,  dans la bonne humeur.
Les exercices individualisés permettent à chacun de faire de la motricité, travailler la tonicité du buste avec beaucoup de dynamisme car l’animal permet de donner du sens aux efforts.
l’attention portée aux chiens permet même aux résidents d’être complètement concentré sur le soin  à l’animal et demandent à prolonger les exercices.
le contact affectif permet bien-être et réconfort, ils peuvent se permettre le calin, les caresses, embrasser (sur le front).
un dame me dit : » Le chien je l’aime bien, je le prend dans mes bras et je peux l’embrasser… ».
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